*Mythologies* : Barthes, publics critiques
Je continue à avancer dans Mythologies, avec le même léger dégoût et le même malaise, pour la curiosité, et à vrai dire le casse-tête (plus le suranné, état d’époque, 1953, pour l’historicisation, toujours précisée avec bonheur) : que fait-il ? Il y a autant de caché que de mis en scène et mis en figures, en dénonciations, smirking. Dans une rhétorique d’initiés – triés, donc. Quel est ce public alternatif, distingué justement du “public”, objet de l’étude – dans ses pratiques de “l’usage” (capitaliste, “petit-bourgeois”, “consommateur”) qui lui est imposé, par/à travers la presse en particulier ? Pour un ordre. La critique a ses publics. Elle les sculpte, les interpelle. Par eux, elle se qualifie. Fabrique, bien sûr, ses publics.
Un autre sujet est présent : l’enfant. (Cible des jouets, qui ne sont plus en bois mais en plastique, boursouflé. Et acteur des contes, mythes, gullibility ; passif des “conditionnement” et des initiations à la “convention”.)
L’écriture crypte. (Pourtant, one more turn of the screw, et c’est Barthes qui m’a largement appris à lire : elle s’introduit dans ma langue ici.) Elle trie. S’arrache au “petit-bourgeois” : par quelle distinction ? Quelques figures se forment : un tranchant pour la justice (contre la charité) dans l’abbé Pierre, dans le procès Dominici (enjeu des langues françaises, bien). Pour les femmes contre la mythologie d’Elle. Pour l’enfant des jeux de construction-création.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Claire Joubert (28 juillet 2026). *Mythologies* : Barthes, publics critiques. Ce que fait un angliciste. Consulté le 15 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16mhd

