Traduction : tons
Je voudrais pour Ambedkar un texte très clair, et articulé. Absolument transparent. (Sans masquer, taire, les noeuds, accrocs, grumeaux, laissés par l’affect de lutte, la voix et l’urgence.)
L’articulé est une part importante de la transparence. Il y a des teintes prosodiques importantes à get right. Pour cette précision des contours de chaque terme de ses constructions juridiques-rhétoriques. Reliefs nets.
Arriver à dégager un texte de son translationese toujours possible, toujours refait et “naturel”.
Il faut une transparence logique, de la démonstration. Sans frein de lourdeur mais ni de grâce ou d’élégance. Seulement retrouver les pompes conventionnelles d’un langage britannique-colonial, juridique, rhétorique anglophone – ton de l’axiologie, d’époque. 1930s, dans la conformité coloniale qui plus est. Ambedkar y marque une voix singulière, évidemment. Mais à la faveur, aussi, de ce contexte. S’en servant – nécessairement et stratégiquement.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Claire Joubert (30 juillet 2026). Traduction : tons. Ce que fait un angliciste. Consulté le 15 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16n24

