Traduction, valeur sociale
La perversité ! de se / me placer dans la position du traducteur. Aller chercher une place la plus complètement idéalisée de la participation culturelle : idéal de la matière cultuelle, infiniment lointain de la valeur sociale ; d’échange social. La place la plus obscure et méconnue (car d’autres places seraient moins choisies, seraient systémiquement imposées, j’imagine). Valeur d’usage maximalisée, et même, à ce niveau d’obstination, fétichisée. Une sorte de contre-courant – oh I know what : passive agressive.
L’exigence en décryptage, en capacité culturelle, pour apprécier (faire apprécier, attendre que soit apprécié) un travail fait dans cet espace. Il y a pourtant des sensibles, et une mini-culture des sensibles – une communauté dont on peut dessiner le profil, ici, à tel moment. Pourquoi l’histoire de la traduction est si délicate et complexe.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Claire Joubert (9 août 2026). Traduction, valeur sociale. Ce que fait un angliciste. Consulté le 15 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16nox

